Présentation

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La musique est une échelle de Jacob, celle qu’emploient les anges pour circuler entre le ciel et la terre : elle fait pont entre le monde dans lequel nous vivons et ce qui est au cœur du réel, le royaume, source de tout émerveillement…

Le choeur grégorien de Thionville (57100) chante la messe le premier dimanche de chaque mois (sauf pendant les vacances d’été) à l’église St. Pierre à 9h45.

Le chant grégorien, qui avait déserté la liturgie dans la plupart des paroisses, refait aujourd’hui une apparition remarquée à l’extérieur de nos églises. Concerts, publicités, musique de jeux vidéos, ballets contemporains, support de relaxation à la dernière mode dans les cours de développement personnel : les ventes de disques explosent.

Il n’a pas été très longtemps absent des messes célébrées à Thionville, cependant.
L’Abbé Serge BODO, plus connu comme l’aumônier mythique du lycée Charlemagne qui a introduit les guitares dans nos célébrations dans les années 70, avait fait ses classes de grégorien auprès de Dom Gajard à Solesmes. Il ne l’a pas oublié et, au début des années 80, a créé et dirigé un chœur grégorien  pour animer la première messe du mois à St. Maximin, puis à St. Pierre.

Ce choeur a ensuite été dirigé par Raymond NICOLAY, ancien chef de l’Allégrette, qui a passé la main au rédacteur de ces lignes, Alain NOWAK, choriste amateur et professeur d’anglais (nobody’s perfect!), initié à la sémiologie grégorienne à la cathédrale de Luxembourg par Carlo HOMMEL.

Débarrassons-nous des clichés : le chant grégorien n’est en rien une vieille chose démodée et passéiste, il n’est pas prisonnier d’une nostalgie gâteuse. Son répertoire millénaire est un sommet de l’art occidental qui parle à toutes les cultures et fascine jusqu’aux compositeurs de musique contemporaine. Mais il est surtout le chant de la prière intérieure, il donne sa respiration au texte sacré et nourrit l’âme.  Ce chant baigne dans une lumière qui n’est d’aucune époque, c’est l’or des icônes, la lumière du jour de Pâques, lux aeterna

Il faut assurément se réjouir que de plus en plus de chorales se prennent timidement au jeu, redécouvrent des « tubes » et s’essaient aux pièces des grandes fêtes.

Nous le chantons comme un chœur de paroisse, en essayant d’animer par sa beauté la liturgie actuelle et d’ouvrir un espace à la prière pendant la célébration.

Alain Nowak    Ulm

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